« L’Afrique n’est pas qu’un continent de la parole mais aussi de l’écrit » Richard Ali

Lynn Mazianda il y a 1 semaine

C’est depuis 1992 que chaque 07 Novembre, l’Afrique rend hommage aux écrivains africains et aussi pour promouvoir leurs œuvres. A cette occasion, Richard Ali, écrivain et auteur, responsable de la bibliothèque Wallonie-Bruxelles à Kinshasa, estime que l’expression « l’africain ne lit pas » est utilisé à tort.

« On dit à tort que l’africain ne lit pas, l’Afrique n’est pas qu’un continent de la parole mais aussi de l’écrit. Voilà donc une raison d’être de cette journée» a dit Richard Ali.

Pour ce dernier, la journée dédiée à l’écrivain africain, permet de nourrir le digne fils du continent et inciter les jeunes à écrire.

« L’importance de cette journée est de nourrir le digne fils du continent qui s’est donné à l’art de l’écriture et qui en a fait une passion. C’est aussi une manière de dire au monde qu’en Afrique il y a des auteurs, l’écriture et la littérature existent et se portent très bien. 

Cette journée est aussi une manière de dire aux jeunes qu’à côté d’autres métiers, il existe aussi celui d’écrivain et que les jeunes peuvent aussi embrasser » a déclaré l’écrivain Richard Ali.

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En ce qui concerne l’écriture en langue de chaque pays africain, Richard signale qu’une énorme avancée a été déjà constatée d’autant plus qu’il existe déjà ceux ont pris conscience et qui écrivent dans nos langues. Mais aussi, ceux qui proposent des bonnes choses pour la littérature en langues africaines.

« Pour la littérature Africaine en langue propre à un pays, les auteurs proposent déjà une littérature dans les langues africaines, mais on ne peut pas vouloir à ceux qui écrivent encore en français car dans la plupart de pays africains, l’enseignement se donne en français et en Anglais. Malgré cela, la prise de conscience se manifeste, certaines personnes écrivent déjà en lingala et en d’autres langues » précise Richard.

« On continue à rappeler qu’écrire n’est pas seulement écrire en français mais cela veut dire écrire donc on peut écrire dans n’importe quelle langue. On se félicite du fait que les gens se mettent à écrire » ajoute-t-il.

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Une initiative soutenue par l'écrivain Tata N'longi, qui souligne que la culture congolaise ne peut pas s’épanouir si les langues autochtones sont négligées. 

«Le lingala, le swahili et toutes nos langues qui sont appelées de manière péjorative « dialectes » doivent trouver un espace d’expression. C’est à ce prix uniquement que nous rebâtirons une vraie culturelle authentique et porteuse de progrès » s’est exprimé Tata N’longi y a quelques mois passés.